Huit hommes ont été inculpés par un grand jury fédéral américain pour leur implication présumée dans un projet d’attentat visant un événement de l’Ultimate Fighting Championship (UFC) organisé en juin sur la pelouse de la Maison-Blanche. L’annonce a été faite jeudi par le département de la Justice, qui accuse les suspects d’avoir préparé une attaque contre plusieurs hauts responsables politiques américains.
Les huit accusés, âgés de 19 à 32 ans, ont été mis en examen à Columbus, dans l’Ohio, dans le cadre d’un acte d’accusation comportant deux chefs principaux : complot en vue de fournir un soutien matériel à des terroristes et complot visant à commettre un meurtre sur un site relevant du gouvernement fédéral, ainsi qu’à assassiner un responsable du gouvernement américain. Les autorités indiquent que la première arrestation a eu lieu dans l’Ohio et que les sept autres suspects ont depuis été interpellés.
Selon le ministère de la Justice, les hommes prévoyaient notamment d’assassiner le président Donald Trump, le vice-président JD Vance, plusieurs responsables américains, le milliardaire Elon Musk ainsi que d’autres « cibles de grande valeur ». Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu figurait également parmi les personnes visées par le complot, bien qu’il n’ait finalement pas assisté à l’événement.
Le FBI avait annoncé le mois dernier avoir déjoué cette attaque avant son exécution. D’après les enquêteurs, les suspects envisageaient d’utiliser des drones chargés d’explosifs pour frapper le côté nord de la Maison-Blanche. L’objectif aurait été de provoquer un mouvement de panique afin de forcer les participants à emprunter une sortie où des tireurs embusqués prévoyaient d’ouvrir le feu sur les personnalités présentes et les autres participants.
L’événement de l’UFC s’est finalement déroulé sans incident. Donald Trump y avait assisté le jour de son 80ᵉ anniversaire, entouré de hauts responsables républicains, de donateurs et de membres de son administration, dans le cadre des célébrations du 250ᵉ anniversaire de l’indépendance des États-Unis.
Le département de la Justice affirme également que les huit hommes échangeaient sur plusieurs plateformes de messagerie et réseaux sociaux, notamment Signal, SimpleX, Discord, TikTok et Instagram, afin d’organiser leur projet. Les suspects n’ont pas pu être joints pour réagir aux accusations portées contre eux.
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