À seulement 15 ans, adolescent belge vient de franchir un cap inédit en soutenant une thèse de doctorat en physique quantique à l’université d’Anvers. Déjà diplômé du secondaire à 8 ans puis d’une licence scientifique en un temps record, Laurent Simons poursuit un objectif qui dépasse la prouesse académique : mobiliser la physique fondamentale pour mieux comprendre ( et peut-être repousser ) les mécanismes du vieillissement humain.
Une recherche à la frontière du vivant et du quantique
Son travail doctoral se concentre sur l’étude des polarons dans un état de matière encore peu exploré, le supersolide, qui combine rigidité cristalline et propriétés de superfluidité. Menée à très basse température, cette recherche théorique vise à modéliser le comportement d’une impureté quantique au sein d’un condensat de Bose-Einstein, à l’aide d’outils mathématiques avancés. Les résultats, publiés en accès libre, pourraient ouvrir des pistes nouvelles pour des applications allant de la spectroscopie de précision à des interfaces avec la biologie.
Si la communauté scientifique observe ce parcours avec curiosité et prudence, le jeune chercheur affirme vouloir inscrire ses travaux dans la durée, en Europe, loin des logiques de record. Son ambition affichée : faire dialoguer physique, intelligence artificielle et sciences du vivant pour éclairer les processus fondamentaux liés à la longévité.