Municipales à Paris : Grégoire en tête d'un souffle, Dati au coude-à-coude
Municipales à Paris : Grégoire en tête d'un souffle, Dati au coude-à-coude

Paris retient son souffle, déjà. Selon un sondage Ifop-Fiducial publié jeudi soir pour Paris Match et Sud Radio, Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors LFI, serait donné gagnant au second tour avec 46% des intentions de vote, face à Rachida Dati créditée de 44%. Un écart mince, presque un battement de cils dans une ville où la politique se pratique souvent au millimètre, et où la moindre maladresse se paye comptant.

À côté de ce duel, Sophia Chikirou (LFI) resterait à 10% dans une configuration à trois. L’enquête, réalisée en partie avant le débat de mercredi entre les trois finalistes, souligne un point que tout observateur parisien connaît: les reports de voix peuvent retourner la table. Chez les électeurs de Pierre-Yves Bournazel au premier tour, 34% choisiraient Grégoire. Dans l’électorat Chikirou, 24% feraient le même choix, un chiffre qui dit quelque chose des lignes de fracture à gauche et de la difficulté, aussi, à verrouiller un second tour quand chacun garde sa boutique.

Le vrai match se jouera arrondissement par arrondissement

Car à Paris, gagner la ville ne signifie pas automatiquement gagner la mairie. Le scrutin se joue dans les 20 arrondissements, avec l’élection des conseillers de Paris, puis celle du maire par le Conseil de Paris. Résultat: un score global serré peut se transformer en avantage net en sièges, ou l’inverse, selon la carte. L’ouest et l’est, les bastions et les zones grises, tout compte, et les arrondissements clés deviennent des terrains où un point de participation ou une dynamique de dernière semaine change la donne.

Le sondage a été mené du 17 au 19 mars auprès de 1.129 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Comme toujours, c’est une photo à un instant T, pas une boule de cristal. Reste que l’image racontée est claire: Dati n’est pas loin, Grégoire n’est pas à l’abri, et la présence d’une candidature LFI à ce niveau installe une triangulaire qui peut durcir les transferts et compliquer les calculs.

Dans l’ombre de ces chiffres, une campagne de fond se dessine déjà pour 2026, après deux mandats d’Anne Hidalgo, avec ses sujets qui reviennent comme des refrains: propreté, sécurité, circulation, finances de la Ville. Le prochain épisode se jouera autant sur des promesses que sur une capacité à convaincre les Parisiens que le quotidien peut redevenir respirable, sans slogans et sans posture, juste avec des résultats.

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