Le président Donald Trump a signé lundi un décret exécutif visant à établir un fonds souverain, avec la possibilité d’utiliser ce dernier pour acquérir l’application TikTok. Cette décision intervient à l’approche de la date limite fixée pour l’interdiction de l’application aux États-Unis. TikTok, qui compte environ 170 millions d’utilisateurs américains, pourrait être banni si sa société mère chinoise, ByteDance, ne procède pas à sa vente, conformément à une loi imposant la cession de l’application pour des raisons de sécurité nationale.
Dès le lendemain de son investiture, le 20 janvier, Trump a signé un autre décret prolongeant de 75 jours le délai avant l’application de cette interdiction. Il a précisé être en pourparlers avec plusieurs parties intéressées par le rachat de TikTok, soulignant dans des déclarations à la presse qu’il existait « de nombreux » acheteurs potentiels.
L’administration Trump met en œuvre un plan visant à préserver l’avenir de TikTok, impliquant une collaboration avec la société Oracle et un consortium d’investisseurs externes afin de prendre le contrôle des opérations mondiales de l’application.
Par ailleurs, Talal bin Ibrahim Al-Maiman, PDG de Kingdom Holding Company en Arabie saoudite, avait déclaré à Reuters que la société d’investissement du prince Al-Walid ben Talal serait intéressée par un investissement dans TikTok, notamment si des figures comme Elon Musk manifestaient leur intention d’acquérir la plateforme.
Selon la radio publique américaine NPR, un accord en cours de négociation avec la Maison Blanche prévoirait que ByteDance conserve une participation minoritaire dans TikTok. Toutefois, la gestion de l’algorithme, la collecte des données et les mises à jour logicielles seraient placées sous la supervision d’Oracle, qui assure déjà l’infrastructure principale du réseau de TikTok.