La crise lycéenne continue de provoquer de violentes confrontations parlementaires. Ce mercredi 14 octobre, la sénatrice écologiste Mélanie Vogel s’en est directement prise à Sébastien Lecornu lors des Questions au gouvernement au Sénat. Dénonçant la réponse policière apportée aux manifestations, elle a réclamé l’interdiction des lanceurs de balles de défense et des grenades dans ce contexte. Le Premier ministre lui a répondu en mettant en cause l’attitude de certains responsables politiques face aux violences commises contre les forces de l’ordre.
« Un État qui tire sur ses enfants a déjà perdu », a lancé Mélanie Vogel, résumant sa critique de la doctrine gouvernementale de maintien de l’ordre. La présidente du groupe écologiste au Sénat considère que la réponse des autorités a été disproportionnée face à une mobilisation initialement centrée sur les conditions d’enseignement, les moyens de l’Éducation nationale et l’état des établissements scolaires.
Lecornu défend les policiers et dénonce les violences
La sénatrice a notamment demandé que les lanceurs de balles de défense et les grenades ne soient plus utilisés dans le cadre des manifestations lycéennes. Cette revendication intervient après plusieurs incidents graves, notamment la blessure d’un adolescent de 15 ans à Lens, dont les circonstances exactes font l’objet d’investigations.
Sébastien Lecornu a vivement répliqué en reprochant à Mélanie Vogel de ne pas condamner suffisamment les violences commises pendant certaines mobilisations. Le Premier ministre a évoqué environ 1 000 policiers blessés ainsi que des tirs de mortiers visant des établissements scolaires. Ces chiffres et ces faits ont été avancés par le chef du gouvernement pour justifier la nécessité de maintenir des dispositifs de sécurité importants.
L’exécutif défend depuis plusieurs semaines une distinction entre les revendications des lycéens, qu’il affirme entendre, et les violences attribuées à des groupes extérieurs ou à certains manifestants. Sébastien Lecornu récuse notamment l’idée d’une politique organisée de répression policière, tout en reconnaissant que d’éventuelles fautes individuelles doivent être examinées et sanctionnées.

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