Le gouvernement danois a réaffirmé avec fermeté l’autonomie et les droits du Groenland en réponse aux déclarations répétées de Donald Trump concernant une éventuelle acquisition de l’île par les États-Unis. Lars Løkke Rasmussen, le ministre danois des Affaires étrangères, a déclaré ce mardi que le Groenland appartenait à son propre peuple, soulignant leur statut de peuple protégé par le droit international, affirmant : « Trump n’aura pas le Groenland. Le Groenland, c’est le Groenland, et le peuple groenlandais est un peuple au sens du droit international, protégé par le droit international. »
Cette déclaration fait écho aux principes de souveraineté du Groenland, qui bien qu’étant un territoire autonome sous le royaume du Danemark, gère ses propres affaires internes depuis l’instauration de l’autonomie en 2009. Le rejet catégorique de cette proposition par le Danemark, appuyé par une réponse claire du Groenland lui-même, montre une unité sur la question de la souveraineté.
L’insistance de Donald Trump, bien que perçue par certains comme une démarche économique ou stratégique, a été largement critiquée et même tournée en dérision dans les milieux politiques européens et nordiques. La déclaration de Rasmussen, en rappelant les protections juridiques internationales entourant les peuples autochtones, renforce l’idée que ce type de proposition va à l’encontre des principes fondamentaux du droit international.