Trump gracie un ex-shérif condamné pour corruption à la veille de son incarcération
Trump gracie un ex-shérif condamné pour corruption à la veille de son incarcération

Le président américain Donald Trump a accordé lundi une grâce totale à l’ancien shérif de Virginie Scott Jenkins, condamné l’an dernier pour corruption fédérale. Cette décision lui permet d’échapper à une peine de dix ans de prison, qui devait commencer ce mardi.

Dans un message publié en ligne, Trump a déclaré : « Le shérif Scott Jenkins, son épouse Patricia et leur famille ont été traînés en ENFER. Il n’ira PAS en prison demain, mais mènera une vie merveilleuse et productive. » Cette grâce présidentielle intervient après une campagne active de Jenkins pour obtenir la clémence du chef de l’État, qu’il a publiquement soutenu.

Reconnu coupable en décembre 2024, Jenkins avait été condamné en mars pour avoir accepté plus de 75 000 dollars de pots-de-vin. En échange de ces contributions, souvent déguisées en dons de campagne, il avait nommé les donateurs shérifs adjoints auxiliaires, leur octroyant badges officiels et accréditations sans qu’ils ne soient formés ou investis de fonctions réelles.

Le ministère de la Justice avait alors dénoncé ces pratiques, les qualifiant d’atteinte grave à l’intégrité de la fonction publique. Aucun des bénéficiaires de ces nominations n’avait été soumis à un contrôle ou une sélection conforme aux règles.

Depuis sa condamnation, Jenkins avait multiplié les appels en direction de l’administration Trump. Lors d’un webinaire en avril, il avait déclaré croire « de tout cœur » au président, ajoutant : « Je sais qu’il m’aiderait s’il connaissait mon histoire. »

Dans sa publication annonçant la grâce, Trump a dénoncé une « persécution » menée par un ministère de la Justice « trop zélé », qu’il impute à l’administration Biden. Cette clémence s’inscrit dans une série de mesures similaires prises par le président républicain depuis son retour à la Maison Blanche, notamment les grâces accordées aux personnes impliquées dans l’assaut du Capitole le 6 janvier 2021 et à plusieurs figures politiques condamnées pour corruption.

Le ministère de la Justice n’a pour l’instant pas commenté la décision. La grâce présidentielle, bien que controversée, est un pouvoir discrétionnaire protégé par la Constitution des États-Unis.

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