Sécurité, retraites, Gaza, Ukraine… Le résumé du grand oral de Macron sur TF1
Sécurité, retraites, Gaza, Ukraine… Le résumé du grand oral de Macron sur TF1

Pendant plus de trois heures, mardi soir sur TF1, Emmanuel Macron a répondu aux questions de Français, de journalistes et de figures de la société civile dans un exercice de communication politique dense. Interrogé sur les grands sujets qui agitent la société française et les relations internationales, le président de la République a multiplié les annonces, les justifications et les prises de position fermes.

Retraites, sécurité, immigration : Macron assume et annonce

Sur la réforme des retraites, Emmanuel Macron a fermé la porte à tout référendum, insistant sur la nécessité économique du texte : « Si on abroge cette réforme, chaque année on a 10 milliards d’euros à trouver ». Face à Sophie Binet, il a justifié son action en présentant les effets attendus sur le déficit et la pérennité du système. Il a également défendu son bilan économique, affirmant que la France était « sortie du chômage de masse » et restait « le pays le plus attractif d’Europe ».

Sur la sécurité, il a répondu aux sollicitations de Robert Ménard en annonçant son intention de faire voter une loi pour étendre les prérogatives des polices municipales, leur permettant notamment d’effectuer des saisines et des amendes sous l’autorité du procureur. Concernant l’immigration, Macron s’est dit favorable à l’examen d’une proposition de loi pour interdire les mariages impliquant une personne sous OQTF, estimant que « le droit est mal fait ».

Ukraine, Gaza, fin de vie : des lignes fermes et des ouvertures

Emmanuel Macron a redit son soutien total à l’Ukraine, tout en insistant sur la nécessité d’éviter une escalade : « Nous ne voulons pas déclencher une troisième guerre mondiale ». Il a annoncé de nouvelles sanctions contre la Russie si celle-ci continue de refuser un cessez-le-feu, tout en se disant prêt à reparler avec Vladimir Poutine, en coordination avec Volodymyr Zelensky. Sur les avoirs russes gelés, il s’est montré prudent, évoquant l’absence actuelle de cadre légal, mais souhaitant les utiliser un jour pour reconstruire l’Ukraine.

Sur le conflit à Gaza, le chef de l’État a haussé le ton contre le gouvernement israélien. Il a qualifié d’« inacceptable » la situation humanitaire sur place et a déclaré : « Ce qu’il fait, c’est une honte », à propos de Benjamin Netanyahou. Il a néanmoins refusé d’utiliser le mot « génocide », estimant que cela relevait des historiens, pas des responsables politiques.

Concernant la fin de vie, Emmanuel Macron s’est montré favorable à une évolution du droit, en respectant toutes les convictions. Il a ouvert la porte à un référendum si le texte était bloqué au Parlement, tout en appelant à une approche humaine et équilibrée.

Jeunesse, santé mentale, sport : une volonté de réforme sociale

Emmanuel Macron a reconnu l’ampleur de la crise de santé mentale chez les jeunes. Il a plaidé pour la formation de plus de psychiatres, soulignant que la France avait trop longtemps sous-estimé ce besoin. Il a aussi évoqué un « sentiment d’anxiété généralisé » qui s’est accru depuis la crise du Covid. Il souhaite améliorer la coopération entre psychologues et psychiatres, et a défendu la plateforme « Mon soutien psy », tout en admettant ses limites.

Sur les réseaux sociaux, il s’est dit favorable à une vérification obligatoire de l’âge dès 15 ans, dans un cadre européen, pour protéger les adolescents. Concernant la jeunesse, il a aussi évoqué l’idée d’un « versement social unique » pour simplifier l’accès aux aides. Enfin, répondant au youtubeur Tibo InShape sur le sport à l’école et la lutte contre l’obésité, Macron a vanté les 30 minutes quotidiennes d’activité physique et annoncé vouloir poursuivre cette « révolution culturelle » en renforçant les infrastructures.

Dans les mois à venir, le président souhaite engager plusieurs réformes majeures sur les plans économique, social et institutionnel. Il n’exclut pas d’y associer les Français par référendum, sauf sur l’immigration, qu’il estime ne pas nécessiter une telle consultation. Il a résumé son ambition de fin de mandat en une formule : « Rester libres : une armée plus forte, une économie plus indépendante, une jeunesse protégée et éduquée. Nous y arriverons. »

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