Ce lundi, Marine Le Pen a été condamnée pour détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires européens. La cheffe de file du Rassemblement national s’est vue infliger une peine d’inéligibilité de 5 ans avec exécution immédiate et quatre ans de prison, dont deux ferme aménagés sous bracelet électronique.
Alors que beaucoup dénoncent un jugement politisé, en raison de l’exécution provisoire empêchant Marine le Pen de se présenter à la présidentielle de 2027, l’avocat Juan Branco a publié un long message sur X pour dénoncer une justice à deux vitesses qui, selon lui, a épargné certains politiques…
« Je serais assez curieux que ceux qui prétendent que la justice n’est pas orientée par le pouvoir politique me disent, à tout hasard, où en est l’affaire McKinsey »
Sur X, Juan Branco a ainsi affirmé :
« Je serais assez curieux que ceux qui prétendent que la justice n’est pas orientée par le pouvoir politique me disent, à tout hasard, où en est l’affaire McKinsey (2,5 milliards d’euros de détournement de fonds publics).
« La relaxe de Bayrou par ce même Tribunal judiciaire pour des faits identiques, de Dupond-Moretti par la CJR contre la jurisprudence constante, la démise en examen inédite d’Agnès Buzyn par la Cour de cassation, le non-lieu sur le COVID, le non-lieu sur la Chlordécone, le non-lieu pour Darmanin (pas même mis en examen malgré l’aveu d’un chantage sexuel), l’enterrement de l’affaire Business France – Muriel Penicaud, du Fonds Marianne, de l’affaire UberFiles, de l’affaire des Mutuelles de Bretagne, le maquillage de l’affaire Bigorgne, le classement sans suite pour le coffre de Benalla (toujours dans des palaces), les milliers de procédures contre des gilets jaunes, l’absence d’enquête sur les violences ordonnées par Philippe, Castaner et Lallement, de condamnation pour les éborgnements et mutilations, de poursuites contre Bernard Arnault pour l’espionnage de Ruffin, d’interrogations sur les 380k gagnés par Richard Ferrand pour « consultances » provenant de l’étranger l’année de son départ de la politique…
Et encore, ce n’est que ce qu’on voit. Et encore, ce n’est que ce que je vous en dit.
Car des groupes Telegram incluant des membres de cabinet qui ont permis de véhiculer des instruction à des magistrats serviles, qui ont accepté des compromissions et sali la magistrature aux promotions éclair de ceux qui se compromettaient en passant par mille scandales d’enterrements discrets, de persécutions calibrées, je pourrais vous écrire plusieurs livres de ce que, sous ce pouvoir, la justice est. Que l’on ne vienne jouer les vierges effarouchées lorsque l’on s’est à ce point offert à un pouvoir. Je plains les magistrats qui ont à résister, à l’intérieur de ce système, et je loue ceux qui, au cours de ces années, auront cherché à résister. Ils sont l’honneur d’un monde qui a définitivement cessé d’en manquer.«