Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, hausse le ton contre François Bayrou et l’exécutif sur la question des retraites. Alors que le Premier ministre a récemment exclu un retour à l’âge légal de départ à 62 ans, Olivier Faure dénonce une volte-face du gouvernement et rappelle que la motion de censure reste une option.
Invité sur BFMTV, le patron du PS a critiqué le double discours de l’exécutif, pointant les divergences entre François Bayrou, Éric Lombard (Économie) et Catherine Vautrin (Travail). Selon lui, le Premier ministre commet une erreur en se croyant « indéboulonnable ». « Nous avons sanctuarisé le budget, mais pas la place de François Bayrou », a-t-il averti, affirmant que l’opposition n’hésitera pas à déposer une motion de censure si le gouvernement renonce à ses engagements.
Olivier Faure s’en prend également à la stratégie de l’exécutif, qu’il accuse de prendre prétexte de la guerre pour imposer une « guerre sociale » en France. Il juge toutefois que le conclave sur les retraites, malgré le départ de Force ouvrière, « a encore du sens » et doit se poursuivre afin d’explorer toutes les solutions possibles pour revenir à 62 ans.
Pour financer une telle réforme, le premier secrétaire du PS plaide pour une refonte des niches fiscales, qui représentent selon lui près de 200 milliards d’euros par an. Convaincu que le rapport de force doit s’instaurer dans les négociations et non dans l’inaction, il exhorte les partenaires sociaux à ne pas laisser le récit gouvernemental s’imposer.