Nouveau gouvernement : Sabrina Agresti-Roubache à l’apprentissage, Maud Bregeon à l’énergie…
Nouveau gouvernement : Sabrina Agresti-Roubache à l’apprentissage, Maud Bregeon à l’énergie…

Le remaniement gouvernemental, davantage présenté en interne comme un simple ajustement, a été officialisé jeudi soir par l’exécutif. Sur fond de préparation des élections municipales, Sébastien Lecornu et Emmanuel Macron ont arrêté un nouveau casting marqué par plusieurs départs et quatre entrées au gouvernement.

Le mouvement le plus attendu concerne Rachida Dati. La ministre de la Culture, déjà donnée partante depuis plusieurs jours, quitte le gouvernement pour se consacrer pleinement à sa campagne pour la mairie de Paris. Nommée en janvier 2024 sous Gabriel Attal, elle avait jusqu’ici traversé les changements de Premiers ministres, de Michel Barnier à François Bayrou, avant l’arrivée de Sébastien Lecornu. Elle est remplacée rue de Valois par Catherine Pégard, jusque-là conseillère culture du chef de l’État.

Autre départ notable, celui de Charlotte Parmentier-Lecocq. La ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées avait choisi de rendre son portefeuille afin de retrouver son siège de députée du Nord. Cette décision s’inscrit dans un contexte local tendu, son suppléant Jean Moulliere visant la mairie de Templeuve-en-Pévèle. Elle est remplacée par Camille Galliard-Minier, députée Renaissance de l’Isère.

Le remaniement marque aussi plusieurs retours et promotions. Sabrina Agresti-Roubache réintègre l’équipe gouvernementale comme ministre déléguée chargée de l’Enseignement professionnel et de l’Apprentissage. Maud Bregeon, jusqu’ici porte-parole du gouvernement, voit ses responsabilités élargies avec un portefeuille incluant désormais l’Énergie. De son côté, le député LR des Hauts-de-Seine Jean-Didier Berger fait son entrée comme ministre auprès du ministre de l’Intérieur.

Enfin, Amélie de Montchalin quitte Bercy pour prendre la tête de la Cour des comptes, une nomination validée en Conseil des ministres mais déjà critiquée. Elle pourrait théoriquement y demeurer jusqu’en 2054, compte tenu du caractère irrévocable de la fonction et de la limite d’âge fixée à 68 ans. Aux Comptes publics, David Amiel, fidèle de longue date d’Emmanuel Macron, a récemment été promu ministre et devrait être épaulé par un ministre délégué à la Fonction publique lors de la prochaine rentrée parlementaire.

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