FILE PHOTO: The questions to the government session at the National Assembly in Paris
FILE PHOTO: Marine Le Pen, member of parliament and president of the French far-right National Rally (Rassemblement National - RN) party parliamentary group, attends the questions to the government session at the National Assembly in Paris, France, October 10, 2023. REUTERS/Gonzalo Fuentes/File Photo

À deux jours du jugement dans l’affaire des assistants parlementaires du Rassemblement national, Marine Le Pen affirme rester sereine. Dans un entretien à La Tribune Dimanche, la cheffe de file des députés RN rejette l’idée qu’une peine d’inéligibilité avec exécution provisoire pourrait être prononcée contre elle ce lundi 31 mars. Pourtant, c’est bien ce que le parquet avait requis en novembre : cinq ans d’inéligibilité applicables immédiatement, même en cas d’appel, en plus de cinq ans de prison dont deux fermes, et 300 000 euros d’amende.

Une décision potentiellement décisive pour 2027

Marine Le Pen, triple candidate à l’élection présidentielle, pourrait ainsi être écartée de la course pour 2027 si la peine d’inéligibilité est confirmée. « Si je suis interdite de me présenter, ce sera profondément antidémocratique », déclarait-elle récemment. Pour elle, ce procès, issu de l’enquête sur le financement présumé illégal d’assistants d’eurodéputés du Front national, représente bien plus qu’un enjeu judiciaire : c’est la survie politique de sa candidature qui est en jeu.

Le jugement, très attendu, pourrait redessiner le paysage politique de la droite radicale à moins de trois ans de la prochaine élection présidentielle.

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