BRUXELLES — Alors que les appels internationaux à une trêve en Ukraine se multiplient, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a affirmé samedi que l’Union européenne était prête à imposer de nouvelles sanctions économiques sévères contre la Russie si celle-ci venait à violer un éventuel cessez-le-feu.
Dans un message publié sur le réseau social X, Ursula von der Leyen a déclaré que l’Union soutenait « pleinement » l’instauration d’un cessez-le-feu inconditionnel de 30 jours, actuellement en discussion à l’échelle diplomatique, et a souligné que « la balle est désormais dans le camp de la Russie ».
« Nous sommes prêts à maintenir une forte pression sur la Russie et à imposer de nouvelles sanctions sévères en cas de violation du cessez-le-feu », a-t-elle écrit, signalant la détermination de Bruxelles à ne pas tolérer de nouvelles escalades du conflit.
Cette déclaration intervient alors que les dirigeants européens, dont le chancelier allemand Friedrich Merz, récemment en visite à Bruxelles, ont accentué leurs efforts pour obtenir une désescalade des violences après plus de trois ans de guerre en Ukraine. Un cessez-le-feu de 72 heures décrété unilatéralement par Moscou, expirant ce samedi à minuit, a été largement ignoré par Kiev, qui réclame une trêve plus longue et mieux encadrée.
La proposition d’un cessez-le-feu de 30 jours, soutenue par les États-Unis et plusieurs pays européens, est actuellement au cœur des négociations. L’Ukraine a exprimé sa disposition à l’appliquer immédiatement, tandis que la Russie a évoqué des « nuances » à prendre en compte, notamment l’arrêt de l’aide militaire occidentale à Kiev pendant la trêve.
Le signal envoyé par Bruxelles vise à dissuader toute tentative de rupture unilatérale de la trêve et à montrer que l’UE reste un acteur central dans la pression exercée sur le Kremlin. Le bloc européen a déjà adopté une vingtaine de trains de sanctions depuis 2022, touchant les secteurs énergétique, bancaire, technologique et militaire russes.
La présidente de la Commission européenne n’a pas détaillé quelles pourraient être les nouvelles mesures envisagées, mais des diplomates européens évoquent des restrictions supplémentaires sur les exportations technologiques et des sanctions ciblant des entreprises ou des figures proches du pouvoir russe. Ces mesures pourraient être mises en œuvre rapidement si la Russie reprenait de manière offensive ses opérations militaires ou entravait les négociations de paix en cours.