L’Assemblée nationale a adopté hier soir un amendement visant à supprimer les Zones à Faibles Émissions (ZFE) sur l’ensemble du territoire français. Cette mesure s’inscrit dans le cadre du projet de loi de simplification administrative examiné en séance publique. Le texte doit encore poursuivre son parcours législatif avant d’éventuellement entrer en vigueur.
Un dispositif très critiqué
Les ZFE, mises en place dans plusieurs agglomérations françaises, visaient à limiter la circulation des véhicules les plus polluants dans les zones urbaines, afin de lutter contre la pollution de l’air. Toutefois, ces dispositifs ont suscité des critiques, notamment en raison de leur impact sur les ménages modestes, qui ont souvent des difficultés à remplacer leurs véhicules anciens.
Les députés à l’origine de l’amendement ont souligné que les ZFE pouvaient entraîner une forme d’exclusion sociale, en empêchant certaines personnes d’accéder aux centres-villes pour travailler, se soigner ou simplement circuler.
Par ailleurs, l’efficacité de ce dispositif est aussi discutée : certaines voitures moins polluantes que les Crit’air 1 ( une catégorie réservée aux véhicules essence, hybrides ou électriques ) n’avaient droit qu’au label Crit’air 2…
Une adoption à droite comme à gauche
Le vote a rassemblé des voix issues de plusieurs groupes politiques, parmi lesquels Les Républicains, le Rassemblement national, mais aussi certains députés de gauche et de la majorité présidentielle. Cette convergence illustre une remise en question plus large du dispositif, au-delà des clivages politiques habituels.
Une première étape
Le vote de l’Assemblée nationale ne marque pas encore la fin définitive des ZFE. La mesure doit encore être confirmée par le Sénat, puis validée lors du vote final du projet de loi. Mais cette première adoption par l’Assemblée marque un vrai tournant. De nombreux automobilistes, qui trouvaient cette mesure punitive, injuste et inefficace, voient en ce vote enfin un vrai motif d’espoir…