Lors du débat parlementaire sur la situation en Ukraine, ce lundi 3 mars, Gabriel Attal a exhorté l’Europe à s’affirmer face aux enjeux géopolitiques actuels. Le président du groupe Ensemble pour la République (EPR) a défendu une ligne de fermeté, appelant les nations européennes à assumer leurs responsabilités sans attendre les États-Unis.
« Le monde libre a besoin d’un nouveau leader », a martelé l’ancien Premier ministre devant l’Assemblée nationale, insistant sur la nécessité pour l’Union européenne de s’émanciper de toute dépendance stratégique. « L’Europe doit cesser de s’excuser. L’heure d’une grande accélération a sonné. L’Ukraine vaincra. »
Gabriel Attal a rappelé que la France, en tant que seule puissance nucléaire de l’Union européenne, portait une responsabilité particulière dans la sécurité du continent. « Nous ne pouvons pas rester impassibles. Il nous revient, à nous, nations européennes, de prendre la relève et de montrer au monde que tout n’est pas affaire d’argent, que la défense de la liberté et du droit ne se monnaye pas. »
L’ex-Premier ministre a mis en garde contre les conséquences d’une victoire russe, évoquant un risque d’inflation galopante et d’importants déplacements de population. « Ce n’est pas une guerre lointaine, c’est notre quotidien qui est en jeu. Derrière l’Ukraine, c’est l’Europe qui est en danger. »
Il a enfin tenu à réaffirmer son soutien au peuple ukrainien, rejetant toute idée de compromission. « L’Ukraine n’a d’excuse à présenter à personne. Si la Russie cesse le combat, la guerre s’arrête. Mais si l’Ukraine cesse de se battre, elle disparaît. Nous sommes à un point de bascule. De l’issue de cette guerre dépend une part de notre avenir. »