Auditionné ce mercredi devant la commission des lois de l’Assemblée nationale, le sénateur Les Républicains François-Noël Buffet a défendu sa candidature au poste de Défenseur des droits. Contesté par plusieurs associations en raison de ses positions passées sur des sujets sociétaux, il assure avoir « évolué » et promet d’exercer sa future mission en toute indépendance.
Proposé par le président de la République pour succéder à Claire Hédon, François-Noël Buffet a cherché à rassurer les députés sur sa capacité à exercer cette fonction de manière impartiale. Ancien avocat au barreau de Lyon et ex-ministre, il a affirmé avoir toujours veillé au respect des libertés publiques et des libertés individuelles au cours de sa carrière.
Sa nomination suscite toutefois une vive opposition. Une soixantaine d’organisations, parmi lesquelles Greenpeace France, Médecins du Monde, Oxfam France, SOS Racisme, Le Planning familial et Inter-LGBT, dénoncent des prises de position qu’elles jugent incompatibles avec les missions du Défenseur des droits. Elles pointent notamment ses votes et déclarations passés sur l’interruption volontaire de grossesse, le mariage pour tous ou encore l’aide médicale d’État (AME).
Le candidat assume son parcours et affirme avoir évolué
Face aux critiques des députés de gauche, François-Noël Buffet a rejeté les « procès d’intention » dont il estime faire l’objet. Interrogé sur son opposition passée au mariage pour tous, il a reconnu avoir changé de position sur plusieurs questions sociétales.
« J’admets que les choses ont évolué », a-t-il déclaré, expliquant que ses réserves de l’époque portaient davantage sur les conséquences de la réforme que sur son principe. À la question de savoir s’il serait capable de défendre des droits qu’il avait autrefois combattus, le sénateur a répondu que son attachement aux valeurs de la République et aux libertés individuelles demeurait intact, tout en assurant que la fonction exigeait une « indépendance totale ».
Également interrogé sur les rumeurs d’un accord politique entre l’Élysée et le Sénat autour de sa nomination, François-Noël Buffet a affirmé ne pas avoir connaissance d’un quelconque « marchandage ». Le processus de nomination se poursuivra le 21 juillet, date à laquelle il sera auditionné par la commission des lois du Sénat. Les votes des députés et des sénateurs détermineront si sa désignation est définitivement validée.
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