Nouvelle affaire judiciaire autour des anciens financements européens du Rassemblement national. Mercredi 21 octobre, des perquisitions ont été menées dans les bureaux du groupe Les Patriotes pour l’Europe, présidé par Jordan Bardella, au Parlement européen à Bruxelles et à Strasbourg. Les investigations s’inscrivent dans une enquête du Parquet européen portant sur la gestion financière du groupe Identité et Démocratie (ID), auquel appartenait le RN entre 2019 et 2024. Selon les informations du Monde, les enquêteurs s’intéressent à environ 4,33 millions d’euros de dépenses potentiellement irrégulières.
L’enquête porte notamment sur des contrats attribués à différents prestataires, dont certains seraient proches du Rassemblement national. Les autorités judiciaires cherchent à déterminer si les fonds européens alloués à l’ancien groupe parlementaire ont été utilisés conformément aux règles de financement des activités politiques au Parlement européen. Les perquisitions ont notamment concerné les bureaux de Philip Claeys, secrétaire général du groupe actuel, afin de recueillir des documents susceptibles d’éclairer la gestion passée.
Le groupe de Bardella conteste toute implication dans les faits reprochés
Les Patriotes pour l’Europe contestent toute responsabilité juridique du groupe actuel dans les dépenses examinées par les enquêteurs. Ses représentants soulignent que les faits concernent Identité et Démocratie, formation parlementaire qui a cessé d’exister en 2024, avant la création du nouveau groupe européen présidé par Jordan Bardella.
Le président du RN n’a pas souhaité commenter les opérations, selon l’AFP. Ces investigations interviennent dans un contexte politiquement sensible, alors que Marine Le Pen prépare sa campagne présidentielle de 2027 et que le parti cherche à renforcer sa crédibilité sur les questions économiques et institutionnelles.
Les 4,33 millions d’euros évoqués correspondent à des dépenses examinées par les enquêteurs et ne constituent pas un montant de détournement judiciairement établi. Les perquisitions visent à recueillir des éléments dans le cadre d’une procédure en cours et ne permettent pas de conclure à la culpabilité des personnes ou des organisations concernées.

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