Macron : "La Russie doit cesser les déclarations dilatoires." Le président français exhorte Poutine à accepter le cessez-le-feu
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À l’occasion des 60 ans de la Protection civile, Emmanuel Macron a partagé mars sur X (ex-Twitter) une illustration générée par intelligence artificielle. Ce choix présidentiel, loin d’être anodin, a immédiatement provoqué une avalanche de critiques, relançant le débat sur l’utilisation de l’IA dans le domaine artistique. L’image représente une jeune femme en tenue orange devant la Tour Eiffel, une manière originale de célébrer l’anniversaire de l’association. Mais ce qui a heurté certains observateurs, c’est moins le geste commémoratif que l’outil utilisé : le générateur d’images de la dernière version de ChatGPT, capable de transformer n’importe quelle photo en une illustration dans le style de célèbres œuvres animées.

Un outil aux performances bluffantes… mais controversées

Depuis quelques jours, les réseaux sociaux sont envahis par des visuels inspirés des Simpson, de South Park ou encore des productions du studio Ghibli. Ces images, générées par l’IA d’OpenAI, soulèvent des interrogations éthiques et juridiques. Car si les styles graphiques ne sont pas strictement protégés par le droit d’auteur, de nombreux artistes dénoncent une appropriation sans contrepartie. Parmi les plus cités figure Hayao Miyazaki, dont le style si reconnaissable est aujourd’hui repris à grande échelle sans son consentement. Or le maître japonais de l’animation s’est toujours montré virulent à l’égard de l’intelligence artificielle. Dans un documentaire de la NHK, il dénonçait déjà ce qu’il considère comme une « insulte à la vie ». Le fait que l’outil d’OpenAI reproduise son trait en masse alimente ainsi une controverse artistique et morale.

Un choix critiqué jusque dans la méthode

Emmanuel Macron n’échappe pas à la tempête. Certains lui reprochent d’avoir préféré une image générée par algorithme à une commande passée à un illustrateur professionnel. D’autres l’accusent de promouvoir une technologie exploitant des œuvres sans autorisation ni rémunération. Le geste du chef de l’État semble donc maladroit, à l’heure où les créateurs réclament plus que jamais reconnaissance et protection dans l’ère numérique. Ironie du sort, le succès fulgurant de l’outil a même dépassé les capacités techniques d’OpenAI : selon son patron Sam Altman, les processeurs de calculs d’image seraient « en train de fondre ». En réponse, des limitations d’usage vont être mises en place. Un emballement qui illustre à quel point ces technologies, aussi fascinantes soient-elles, restent des terrains minés.

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