Démission du gouvernement Lecornu : les ministres restés en poste 14 heures privés des 30 000 euros d’indemnités
Démission du gouvernement Lecornu : les ministres restés en poste 14 heures privés des 30 000 euros d’indemnités

La démission express du gouvernement Lecornu, après seulement quelques heures d’existence, continue de susciter des interrogations sur ses conséquences administratives et financières. Dans une lettre adressée aux cabinets ministériels, le Secrétariat général du gouvernement (SGG) a précisé que les membres éphémères de l’exécutif ne pourront pas tous prétendre à l’indemnité de fin de fonctions habituellement versée aux ministres. D’un montant équivalent à trois mois de traitement (soit environ 30 000 euros bruts), cette somme n’est pas due aux cinq nouveaux entrants, tous députés, restés ministres à peine 14 heures.

Selon l’ordonnance de 1958, tout membre du gouvernement perçoit en principe une indemnité à la cessation de ses fonctions, sauf s’il reprend une activité rémunérée avant l’expiration du délai de trois mois. Mais, comme l’indique la note du SGG, le gouvernement Lecornu ayant démissionné avant l’expiration du délai d’un mois prévu pour l’entrée en vigueur de l’incompatibilité entre les fonctions de député et de ministre, les intéressés « restent députés, peuvent siéger et sont rémunérés par l’Assemblée nationale ». En clair, Roland Lescure, Éric Woerth, Naïma Moutchou, Marina Ferrari et Mathieu Lefèvre ne toucheront aucune indemnité.

Un passage éclair, sans avantage à vie

Ce gouvernement, le plus éphémère de la Ve République, a officiellement existé moins d’une journée. Les ministres, dont les décrets de nomination ont été publiés dimanche soir, ont donc perçu leur traitement pour une seule journée, soit quelques centaines d’euros bruts. En revanche, aucun « avantage à vie » n’est attaché à leurs anciennes fonctions : logements de service, véhicules et cabinets cessent dès la publication du nouveau gouvernement. Seul le Premier ministre démissionnaire, Sébastien Lecornu, conserve le droit à un secrétariat et à un véhicule de fonction pour une durée maximale de dix ans, conformément au décret qu’il avait lui-même signé le 17 septembre dernier pour encadrer ces privilèges.

Quant à Bruno Le Maire, brièvement nommé ministre des Armées, il a annoncé sur X renoncer à toute indemnité et transférer ses responsabilités sans délai. Une manière, pour lui comme pour d’autres, d’éteindre une polémique embarrassante dans un contexte de crise politique sans précédent, où chaque euro d’argent public est désormais scruté avec attention.

Que retenir rapidement ?

La démission express du gouvernement Lecornu, après seulement quelques heures d’existence, continue de susciter des interrogations sur ses conséquences adm

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