Caroline Fiat, députée sortante de la 6e circonscription de Meurthe-et-Moselle et vice-présidente de l’Assemblée nationale, a perdu son siège lors du second tour des législatives du 7 juillet 2024. Anthony Boulogne, candidat du Rassemblement National (RN), a remporté l’élection avec 54,64 % des voix, contre 45,36 % pour Caroline Fiat, qui se présentait sous les couleurs du Nouveau Front Populaire.
La défaite de Caroline Fiat marque un changement significatif dans une circonscription historiquement de gauche, tenue par cette orientation politique depuis 57 ans. Malgré le soutien de Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, qui avait décrit Fiat comme une « grande républicaine » et une « aide-soignante humaniste » méritant d’être soutenue, le vote en faveur de Boulogne a été décisif.
Lors du premier tour des élections, les résultats étaient déjà peu rassurants pour Caroline Fiat. Anthony Boulogne avait alors pris une avance significative avec 44,5 % des voix, tandis que Fiat obtenait 26,73 %. L’écart de près de 10 000 voix entre les deux candidats annonçait une finale difficile pour la députée sortante.
En 2022, Caroline Fiat avait déjà affronté Boulogne dans un duel similaire et avait réussi à s’imposer de justesse avec 50,23 % des voix. Cependant, cette fois-ci, elle n’a pas réussi à renouveler cette performance.
La victoire d’Anthony Boulogne, 31 ans, responsable commercial, marque une nouvelle ère pour la 6e circonscription de Meurthe-et-Moselle. Boulogne, qui se présentait pour la seconde fois aux législatives, a réussi à capitaliser sur son précédent échec en 2022 pour cette fois-ci s’imposer nettement.
Cette victoire s’inscrit dans une tendance plus large, avec Frédéric Weber, un autre candidat du RN, également élu dans la soirée du 7 juillet en Meurthe-et-Moselle. Le Rassemblement National assoit ainsi sa présence dans la région, confirmant une montée en puissance significative.
La défaite de Caroline Fiat a suscité des réactions variées dans le paysage politique. Certains voient en cette défaite un reflet de l’évolution des dynamiques électorales et des préoccupations des électeurs dans cette région. D’autres appellent à une réflexion plus approfondie sur les stratégies à adopter pour reconquérir ce bastion historique de la gauche.
Pour Caroline Fiat, cette défaite est un moment de pause et de réflexion sur ses futures actions politiques. Son parcours, depuis son élection en 2017 jusqu’à son rôle de vice-présidente de l’Assemblée nationale, témoigne de son engagement et de ses convictions. Toutefois, les résultats de ces législatives anticipée montrent une nouvelle réalité politique à laquelle les partis traditionnels devront s’adapter.