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Les États-Unis ont annoncé une réduction sans précédent de leur aide internationale, avec la suppression de 92 % des financements de l’USAID (Agence américaine pour le développement international). Cette décision, supervisée par le secrétaire d’État Marco Rubio, entraîne l’annulation de près de 5 800 subventions, représentant un montant total de 54 milliards de dollars. Seules quelques aides jugées « vitales » à destination de pays comme le Liban, Haïti, le Venezuela et Cuba seront maintenues.

L’administration Trump justifie cette mesure en affirmant qu’elle permettra d’économiser environ 60 milliards de dollars aux contribuables américains. Ce démantèlement de l’USAID s’inscrit dans la politique « America First », qui vise à réduire l’implication des États-Unis dans les initiatives de développement international. En parallèle, le département d’État a également annulé près de 4 100 subventions de son propre budget, soit une perte supplémentaire de 4,4 milliards de dollars pour les programmes d’aide à l’étranger.

Cette décision a provoqué une vague d’indignation parmi les organisations humanitaires et de développement. InterAction, une coalition regroupant plus de 160 ONG, dénonce une décision « catastrophique », mettant en garde contre les conséquences directes : « Des femmes et des enfants vont souffrir de la faim, la nourriture va pourrir dans des entrepôts, des enfants vont naître avec le VIH ». Plusieurs organisations humanitaires ont exhorté Marco Rubio à revenir sur ces coupes, affirmant qu’elles ne renforceront ni la sécurité ni l’influence des États-Unis à l’international.

Face à la controverse, la justice américaine a temporairement suspendu ces coupes budgétaires et ordonné la reprise de certains versements d’ici mercredi minuit. Toutefois, la Cour suprême, à majorité conservatrice, a accepté d’examiner la requête de l’administration Trump pour statuer sur la légalité de ces suppressions massives d’aides. Ce bras de fer judiciaire pourrait retarder l’application définitive de ces mesures, mais pour l’instant, l’USAID se retrouve amputée de la quasi-totalité de son budget.

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