Alors que la canicule gagne du terrain en France, la ministre de l’Éducation nationale Élisabeth Borne appelle à « la souplesse » sans céder à la panique. Elle exclut toute anticipation des vacances scolaires et préfère des décisions locales au cas par cas. À ce stade, seules 200 écoles sur 45 000 sont fermées partiellement ou totalement. Un chiffre encore marginal, selon elle.
Pragmatisme local, tension politique nationale
Lors d’une réunion interministérielle, Borne a insisté sur la nécessité d’une coordination entre rectorats, mairies et préfectures pour adapter l’accueil des élèves. Elle a toutefois adressé un tacle au maire écologiste de Tours, Emmanuel Denis, qui a décidé de fermer toutes les écoles de la ville en pleine semaine : « Peut-être qu’il a voulu passer un message politique sur le dérèglement climatique », a-t-elle lâché, tout en s’assurant que des solutions d’accueil soient mises en place.
Pour les oraux du bac, la ministre demande également de la flexibilité. Elle encourage les équipes pédagogiques à adapter les horaires et à choisir des salles à l’ombre. L’accès à l’eau et la possibilité de faire des pauses doivent être assurés. Malgré les critiques de la FCPE sur l’inadaptation des bâtiments scolaires, Borne préfère temporiser plutôt que généraliser.
À l’heure où 84 départements sont placés en vigilance orange, l’Éducation nationale tente de montrer qu’elle garde la tête froide. Pour l’exécutif, pas question de transformer la météo en crise nationale.