Face à la polémique provoquée par l’affiche antisémite de La France insoumise (LFI) visant Cyril Hanouna, Manuel Bompard a tenté de calmer le jeu ce dimanche sur CNews-Europe 1-Les Échos. Le coordinateur du parti a reconnu que ce visuel, rappelant les caricatures antisémites des années 30, « n’aurait pas dû être publié ». Toutefois, loin d’assumer pleinement la responsabilité de cette dérive, il a cherché à relativiser en affirmant que LFI « n’a jamais représenté, ciblé ou visé une personne en fonction de sa confession religieuse ou de son origine ».
Alors que l’affiche montrait l’animateur de Touche Pas à Mon Poste aux côtés de figures associées par LFI à l’extrême droite, comme Donald Trump ou Javier Milei, Bompard a préféré insister sur le fait qu’elle avait été rapidement retirée. Une décision qui, selon lui, s’imposait dès lors que « certains ont pu y voir une intention discriminatoire ». Mais cette posture défensive contraste avec le refus catégorique de Jean-Luc Mélenchon d’admettre toute faute, préférant dénoncer un « cirque » médiatique.
La cacophonie s’est également installée au sein de LFI. Le député Paul Vannier a tenté d’évacuer la responsabilité du parti en blâmant l’intelligence artificielle. Il a affirmé que l’affiche aurait été générée par Grok, l’IA intégrée au réseau X, propriété d’Elon Musk. Un argument pour le moins surprenant, d’autant que Bompard lui-même a reconnu que l’usage de l’IA allait à l’encontre des pratiques du parti.
Si cette séquence illustre une nouvelle fois les dérives communicationnelles de LFI, elle met aussi en lumière l’incapacité du mouvement à admettre une faute grave. En préférant se réfugier derrière des justifications alambiquées plutôt que de reconnaître une erreur politique et morale, les Insoumis démontrent, une fois de plus, leur propension à la victimisation plutôt qu’à la remise en question.