Washington réclame des comptes après la mort d’un citoyen américain en Syrie
Washington réclame des comptes après la mort d’un citoyen américain en Syrie

Le gouvernement américain a confirmé avoir entamé des discussions directes avec les autorités syriennes au sujet de la mort récente d’un de ses ressortissants, Hosam Saraya, dans le sud de la Syrie, a déclaré jeudi le porte-parole adjoint du département d’État, Tommy Pigott. Cette communication rare entre les deux pays, aux relations notoirement tendues, survient alors que Washington exige une enquête « immédiate et complète » sur les circonstances du décès.

Hosam Saraya, citoyen américain d’origine syrienne, est mort la semaine dernière dans la province de Sweida, une région à majorité druze, théâtre de violences sectaires persistantes. Le département d’État avait déjà confirmé le décès, sans en préciser les détails, et assure à présent exercer une « pression diplomatique directe » pour obtenir des éclaircissements.

Selon des sources locales citées par des ONG, Saraya aurait été pris dans des affrontements entre groupes armés rivaux, dont certains soupçonnés d’être liés au régime syrien. Les combats dans la région, alimentés par des tensions communautaires et la lutte pour le contrôle de zones stratégiques, ont déjà fait plusieurs morts ces dernières semaines.

La rare communication entre Washington et Damas sur cette affaire reflète l’importance politique et symbolique que revêt la protection des citoyens américains à l’étranger, même dans les pays avec lesquels les États-Unis n’entretiennent pas de relations diplomatiques normales. Le département d’État a également précisé être en contact étroit avec la famille de Saraya.

La Syrie, dirigée par le président Bachar al-Assad, reste sous le coup de lourdes sanctions américaines, et les canaux de dialogue officiels sont presque inexistants depuis plus d’une décennie. La tenue de pourparlers directs, même limités, souligne la gravité de la situation et le niveau de préoccupation de Washington.

Aucune réaction officielle n’a encore été émise par le gouvernement syrien. L’administration américaine a indiqué qu’elle poursuivrait ses efforts pour obtenir « vérité et justice » dans ce dossier, alors que les violences continuent de secouer le sud syrien, dans un climat d’instabilité chronique.

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