Les États-Unis ont engagé des discussions avec les Palaos au sujet du transfert de ressortissants de pays tiers vers cet État insulaire du Pacifique, a indiqué mardi le département d’État américain. Ces échanges ont eu lieu malgré le rejet, plus tôt cette année, d’une demande similaire par les législateurs paluans.
Selon Washington, le secrétaire d’État adjoint Christopher Landau s’est entretenu par téléphone avec le président des Palaos Surangel Whipps. Les discussions ont porté sur la possibilité de conclure un nouvel accord encadrant le transfert de ressortissants étrangers ne possédant pas de casier judiciaire connu.
Cette initiative s’inscrit dans la politique migratoire du président Donald Trump, marquée par une campagne d’expulsions renforcée. L’administration américaine a déjà renvoyé des centaines de migrants vers des pays tiers avec lesquels ils n’ont aucun lien direct, une pratique jusqu’ici rarement utilisée par Washington.
Les défenseurs des droits humains ont vivement critiqué cette approche, estimant qu’elle soulève de sérieuses inquiétudes quant au respect des procédures légales et des droits fondamentaux des personnes concernées. L’administration Trump, de son côté, affirme que ces mesures sont nécessaires pour renforcer la sécurité intérieure des États-Unis.
Dans un communiqué publié après l’appel, le département d’État a précisé que les dirigeants avaient évoqué un mémorandum d’entente potentiel entre les États-Unis et les Palaos portant sur le transfert de ressortissants de pays tiers. Aucune indication n’a toutefois été donnée sur un calendrier ou sur les conditions concrètes d’un tel accord.
Fin juillet, le Congrès des Palaos avait pourtant déclaré qu’il « ne pouvait accepter » une proposition américaine visant à accueillir des demandeurs d’asile venus d’autres pays. Cette position reflétait des inquiétudes internes concernant la capacité du petit État insulaire à absorber un tel dispositif.
Les discussions actuelles montrent néanmoins que Washington continue d’explorer des solutions alternatives pour mettre en œuvre sa politique migratoire. Reste à savoir si les Palaos accepteront de revoir leur position et si un accord pourra être trouvé dans un contexte international marqué par de vifs débats sur l’externalisation de l’asile et des expulsions.