Les forces de sécurité vénézuéliennes patrouillaient samedi à l’aube dans des rues largement désertes de Caracas, quelques heures après de puissantes explosions qui ont réveillé les habitants et confirmé qu’une opération militaire américaine avait visé le pays et conduit à la capture du président Nicolás Maduro, selon les déclarations de Washington.
Autour du palais présidentiel de Miraflores, les avenues étaient presque vides, à l’exception de points de contrôle tenus par des hommes armés en uniforme. De nombreux habitants disaient être sous le choc, incertains de l’identité de ceux qui dirigent désormais ce pays riche en pétrole et inquiets de ce que les prochaines heures pourraient réserver.
Des colonnes de fumée étaient encore visibles dans le ciel au lever du jour, notamment en direction du port de La Guaira, au nord de la capitale, ainsi qu’à proximité d’une base aérienne de Caracas. Les causes exactes et l’ampleur des dégâts restaient floues, alimentant l’anxiété de la population.
La plupart des Vénézuéliens sont restés confinés chez eux, suivant l’évolution de la situation sur leurs téléphones. Certains se sont toutefois aventurés à faire des provisions, redoutant un durcissement sécuritaire ou de nouvelles violences susceptibles de perturber l’approvisionnement.
Dans les rangs de l’opposition, menée par la figure emblématique María Corina Machado, l’atmosphère mêlait stupeur et fébrilité. Si certains espéraient un tournant politique majeur, beaucoup reconnaissaient aussi craindre une période prolongée d’instabilité, alors que l’avenir institutionnel du pays demeure profondément incertain.