Le président russe Vladimir Poutine et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un participeront la semaine prochaine à un défilé militaire à Pékin, aux côtés du président chinois Xi Jinping, marquant une démonstration spectaculaire de défiance collective face à la pression occidentale.
Le ministère chinois des Affaires étrangères a confirmé jeudi la présence de 26 chefs d’État et de gouvernement étrangers pour commémorer le 80ᵉ anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Aucun dirigeant occidental n’y prendra part, à l’exception notable de Robert Fico, Premier ministre slovaque, dont la présence constituera une rare exception au sein de l’Union européenne.
Le défilé du « Jour de la Victoire », prévu le 3 septembre, mettra en scène la puissance militaire croissante de la Chine. Pour Pékin, Moscou et Pyongyang, l’événement sera l’occasion d’afficher une solidarité renforcée, en particulier face aux sanctions imposées à la Russie depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022 et à la Corée du Nord pour ses programmes nucléaire et balistique.
La Russie, frappée par de multiples séries de sanctions, voit son économie proche de la récession. Poutine, visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale, effectuera ainsi sa première apparition en Chine depuis 2024. Kim Jong-un, quant à lui, consolide une alliance de circonstance qui accentue l’isolement diplomatique de son régime tout en lui offrant une vitrine internationale.
Pour Pékin, cette mise en scène vise à souligner son rôle central au sein du « Sud global » et à affirmer son partenariat stratégique avec Moscou, tout en envoyant un message clair de résistance collective face à l’Occident.