Crise à Gaza : Netanyahou dénonce une « violation » du cessez-le-feu par le Hamas après la remise de restes non identifiés (AP Photo/Alex Brandon)
Crise à Gaza : Netanyahou dénonce une « violation » du cessez-le-feu par le Hamas après la remise de restes non identifiés (AP Photo/Alex Brandon)

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a clairement laissé entendre mercredi qu’il s’opposerait à toute présence de forces turques dans la bande de Gaza, alors que les discussions se poursuivent autour du déploiement d’une mission de surveillance internationale destinée à consolider le fragile cessez-le-feu entre Israël et le Hamas.

Lors d’une rencontre à Jérusalem avec le vice-président américain JD Vance, Netanyahou a salué les efforts diplomatiques de Washington mais a souligné que toute présence étrangère sur le territoire palestinien devait « tenir compte des impératifs de sécurité d’Israël ». Selon des responsables israéliens cités par Reuters, le chef du gouvernement considère l’implication militaire turque comme une « ligne rouge », compte tenu des relations tendues entre Ankara et Tel-Aviv depuis plusieurs années.

Cette position intervient alors que la Turquie, qui entretient des liens étroits avec le Hamas, s’est portée volontaire pour contribuer à une éventuelle mission de maintien du cessez-le-feu, aux côtés d’autres pays musulmans. Ankara avait également proposé de participer à la reconstruction des infrastructures civiles de Gaza, gravement endommagées par les derniers affrontements.

De son côté, JD Vance, en visite pour la deuxième journée consécutive en Israël, s’est voulu optimiste. Il a affirmé que le cessez-le-feu, bien que fragile, « tient mieux que prévu » et que les États-Unis poursuivent leurs efforts pour amener les deux camps à respecter les termes de l’accord, notamment le retour progressif des corps d’otages et la levée partielle du blocus humanitaire.

Selon les autorités locales, plus de 50 corps palestiniens remis par Israël ont été enterrés mercredi à Gaza, dans un climat toujours marqué par la méfiance et la douleur.

Parallèlement, le gouvernement israélien a confirmé que le sénateur américain Marco Rubio, proche de l’administration Trump, se rendrait prochainement en Israël pour poursuivre les discussions sur la mise en place d’une force multinationale de sécurité.

Alors que les États-Unis tentent de stabiliser la trêve et d’éviter un nouvel embrasement, les divergences entre Israël et la Turquie risquent toutefois de compliquer la mise en œuvre d’une présence internationale durable à Gaza.

Que retenir rapidement ?

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a clairement laissé entendre mercredi qu’il s’opposerait à toute présence de forces turques dans la bande

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