Mali - le chef de la diplomatie juge improbable une prise de contrôle du pays par les djihadistes (AP)
Mali - le chef de la diplomatie juge improbable une prise de contrôle du pays par les djihadistes (AP)

Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a rejeté jeudi les craintes d’une possible prise de contrôle du pays par les groupes djihadistes, qualifiant ce scénario d’« invraisemblable ». Il répondait ainsi aux inquiétudes exprimées par plusieurs pays occidentaux qui ont récemment appelé leurs ressortissants à quitter le Mali face à la dégradation de la sécurité.

Depuis septembre, les combattants du Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), affiliés à Al-Qaïda, affirment mener un blocus du carburant destiné à la capitale Bamako, provoquant d’importantes pénuries et des fermetures d’écoles. Malgré ces tensions, la capitale a rouvert une partie de ses établissements scolaires cette semaine et accueille actuellement le salon de la défense BAMEX’25, où sont présentes plusieurs entreprises turques.

« Nous sommes très loin du scénario selon lequel les terroristes seraient à Bamako et sur le point de s’emparer du pays. Ceux qui le prétendent doivent se réveiller de leurs rêves », a déclaré Diop lors d’une conférence de presse tenue mercredi soir. Il a ajouté que le blocus visait avant tout à « semer le trouble et déstabiliser le gouvernement de transition », issu des coups d’État de 2020 et 2021.

Le ministre a également estimé que l’appel de l’Union africaine à une réponse internationale traduisait une « mauvaise compréhension » de la situation sur le terrain. Selon lui, les forces de sécurité maliennes parviennent à contenir les effets du blocus et à maintenir le contrôle des zones stratégiques.

Tout en affirmant respecter le choix des pays occidentaux ayant recommandé à leurs ressortissants de partir, Diop a assuré que le Mali restait « ouvert et accueillant envers les étrangers ».

Depuis leur rupture avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), les autorités maliennes, nigériennes et burkinabées se sont rapprochées de la Russie, devenue un partenaire clé dans la lutte contre les groupes armés. Abdoulaye Diop a par ailleurs indiqué que les relations entre Bamako et Washington « s’améliorent sous l’administration Trump », évoquant un dialogue en cours sur la sécurité et l’économie, sans en préciser les contours.

Que retenir rapidement ?

Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a rejeté jeudi les craintes d’une possible prise de contrôle du pays par les groupes djihadiste

Partager