Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a fermement condamné samedi l’attaque meurtrière perpétrée par des gangs armés dans un village de pêcheurs situé au nord de Port-au-Prince, en Haïti. Selon les premiers bilans, au moins 40 personnes ont perdu la vie.
L’attaque s’est produite jeudi soir à Labodrie, une localité côtière, ont rapporté largement les médias haïtiens. Les assaillants auraient ouvert le feu et incendié plusieurs habitations, semant la panique parmi les habitants.
Ce drame illustre l’extension de la violence hors de la capitale, où les gangs contrôlent déjà de vastes zones. Depuis des mois, la population haïtienne subit une recrudescence des attaques, marquées par des meurtres, des pillages et des enlèvements.
Antonio Guterres a appelé les autorités haïtiennes et la communauté internationale à renforcer les efforts pour rétablir la sécurité et protéger les civils. L’ONU estime que la montée en puissance des gangs armés menace la stabilité déjà fragile du pays et entrave les tentatives de retour à l’ordre démocratique.