L’Assemblée générale des Nations unies a adopté vendredi, à une écrasante majorité, une déclaration appelant à des « étapes tangibles, limitées dans le temps et irréversibles » vers une solution à deux États entre Israël et les Palestiniens. Le texte condamne également les actions du Hamas ainsi que les attaques israéliennes dans la bande de Gaza.
Cette déclaration de sept pages est l’aboutissement d’une conférence internationale organisée en juillet dernier au siège de l’ONU par l’Arabie saoudite et la France. L’événement avait été boycotté par les États-Unis et Israël, qui contestent l’approche retenue.
Washington et Tel-Aviv ont dénoncé le vote, qualifiant la résolution de « coup publicitaire » et estimant qu’elle était « nuisible » au processus de paix. Les États arabes du Golfe, au contraire, ont largement soutenu le texte, qui a obtenu une nette majorité au sein de l’Assemblée générale.
Ce vote intervient alors que la guerre à Gaza continue de faire rage, aggravant les tensions diplomatiques autour du conflit israélo-palestinien et mettant en lumière la division persistante de la communauté internationale sur les moyens de parvenir à une paix durable.