La capitale britannique a été le théâtre samedi de l’une des plus vastes vagues d’arrestations de son histoire contemporaine, avec 365 personnes interpellées lors d’un rassemblement en soutien à Palestine Action, organisation propalestinienne interdite depuis juillet et classée comme « organisation terroriste » par Londres. L’ONU a dénoncé une interdiction « disproportionnée ». La police a expliqué que toute personne brandissant la pancarte « Je m’oppose au génocide, je soutiens Palestine Action » a été arrêtée, tout comme plusieurs autres pour agressions ou infractions connexes.
Une manifestation sous haute tension politique
Les manifestants, souvent drapeaux palestiniens à la main, arboraient aussi des messages comme « Agir contre le génocide n’est pas un crime » ou « Free Palestine ». Certains, comme une septuagénaire venue de Bristol, ont affirmé assumer pleinement le risque d’arrestation, tandis que d’autres ont accusé le gouvernement d’« aller trop loin ». La police avait prévenu les participants des conséquences pénales, alors que le soutien à une organisation interdite peut valoir jusqu’à 14 ans de prison.
Pour la ministre de l’Intérieur Yvette Cooper, Palestine Action « n’est pas une organisation non violente » et représenterait une menace sécuritaire, tandis que ses soutiens dénoncent une volonté d’étouffer la contestation. Le mouvement, fondé en 2020, s’était fait connaître par des actions directes visant à dénoncer la coopération militaire entre le Royaume-Uni et Israël. Une nouvelle vague de mobilisation est annoncée pour septembre.