L’Iran a annoncé lundi la fin de son accord de coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), mettant un terme à un dispositif crucial qui permettait aux inspecteurs de l’ONU d’accéder à ses installations nucléaires. La décision, rapportée par les médias officiels, a été confirmée par le secrétaire général du Conseil suprême de sécurité nationale iranien.
Cet accord, signé en septembre, visait à relancer la collaboration entre Téhéran et l’agence onusienne après plusieurs mois de tensions. Il prévoyait notamment la reprise des inspections dans certains sites sensibles, dans le cadre des engagements pris par l’Iran en vertu du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP).
La rupture intervient trois semaines après que le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, avait averti que Téhéran se retirerait de l’accord si les puissances occidentales rétablissaient les sanctions internationales suspendues à la suite de l’accord nucléaire de 2015. Ce scénario semble désormais se concrétiser, alors que les relations entre l’Iran et l’Occident connaissent un nouveau durcissement.
Selon des sources diplomatiques, la décision de l’Iran complique considérablement les efforts visant à rétablir la transparence sur son programme nucléaire, que de nombreux pays occidentaux soupçonnent d’avoir une dimension militaire. L’AIEA, pour sa part, n’a pas encore officiellement réagi à l’annonce, mais l’agence avait récemment exprimé son inquiétude face à la limitation croissante de ses capacités de vérification sur le terrain.
Ce revirement marque une nouvelle étape dans la confrontation entre Téhéran et les grandes puissances, sur fond de pressions économiques et politiques. En rompant cet accord, l’Iran affirme vouloir défendre sa « souveraineté technologique », tandis que les États-Unis et l’Union européenne redoutent une escalade susceptible de relancer la crise nucléaire au Moyen-Orient.