Les dirigeants européens et canadiens ont tenu mardi une réunion consacrée aux efforts diplomatiques menés par les États-Unis pour mettre fin à la guerre entre la Russie et l’Ukraine, qui approche de sa quatrième année. Les discussions se sont déroulées par visioconférence et ont réuni plusieurs chefs d’État et de gouvernement européens, le Premier ministre canadien, les dirigeants des institutions européennes ainsi que le secrétaire général de l’OTAN.
Le Premier ministre polonais a estimé que la paix « se profile à l’horizon », tout en soulignant qu’elle restait encore loin d’être garantie. Cette réunion intervient deux jours après la rencontre entre le président américain Donald Trump et le président ukrainien Volodymyr Zelensky en Floride, au cours de laquelle Washington a affirmé que Moscou et Kiev n’avaient jamais été aussi proches d’un accord, malgré des obstacles persistants.
Le président ukrainien a annoncé que l’Ukraine accueillerait prochainement une réunion des conseillers à la sécurité nationale d’environ 30 pays soutenant Kiev, regroupés au sein de la « Coalition des volontaires ». Une rencontre des dirigeants de ces pays est également prévue en France quelques jours plus tard. Zelensky a salué la volonté de responsables américains de participer à ces formats, sans donner davantage de précisions.
Le chancelier allemand a pour sa part appelé à la transparence et à l’honnêteté de toutes les parties impliquées, y compris de la Russie. Cette déclaration intervient alors que Moscou et Kiev se sont livrés à de vives accusations après que la Russie a affirmé que l’Ukraine avait tenté de mener une attaque de drones contre une résidence utilisée par le président Vladimir Poutine, une accusation rejetée par les autorités ukrainiennes.
Le ministre ukrainien des Affaires étrangères a assuré que la Russie n’avait fourni aucune preuve crédible de cette attaque présumée et a qualifié ces affirmations de mensongères. Le Kremlin, de son côté, soutient que ces accusations viseraient à faire échouer les efforts diplomatiques engagés sous l’impulsion de Washington.
Selon des analystes, ces échanges illustrent les tensions persistantes autour des négociations, alors que Moscou et Kiev continuent de s’accuser mutuellement d’actions destinées à entraver toute avancée vers un règlement du conflit. Malgré les déclarations optimistes de certains dirigeants, l’issue des discussions reste incertaine dans un contexte de méfiance profonde entre les belligérants.