L’envoyé spécial des Nations unies pour Chypre a déclaré espérer des avancées progressives dans les efforts visant à relancer les discussions sur l’île divisée, tout en estimant qu’un sommet multipartite réunissant toutes les parties concernées serait, à ce stade, prématuré.
S’exprimant après une série de consultations avec les dirigeants chypriotes grec et chypriote turc, le représentant de l’ONU a indiqué percevoir une volonté de dialogue, mais a souligné que les positions restaient encore trop éloignées pour justifier la convocation d’une réunion de haut niveau impliquant la Grèce, la Turquie et le Royaume-Uni, pays garants.
« Il existe un certain espace pour bâtir la confiance et explorer des mesures concrètes sur le terrain », a-t-il déclaré, ajoutant que l’objectif immédiat était de créer les conditions politiques nécessaires à une reprise crédible des négociations sous l’égide de l’ONU.
Chypre est divisée depuis 1974 entre la République de Chypre, reconnue internationalement et membre de l’Union européenne, et la partie nord de l’île, contrôlée par les Chypriotes turcs et reconnue uniquement par la Turquie. Les précédentes tentatives de règlement, notamment celles fondées sur une fédération bizonale et bicommunautaire, ont échoué.
L’envoyé onusien a précisé que ses efforts se concentreraient dans les prochains mois sur des contacts bilatéraux et des mesures de confiance, estimant qu’une approche graduelle offrait davantage de chances de succès qu’une grande conférence internationale convoquée trop tôt.
Les Nations unies maintiennent une force de maintien de la paix à Chypre depuis des décennies et continuent de jouer un rôle central dans les tentatives de rapprochement entre les deux communautés.