La prise d’El Fasher par les forces soudanaises risque d’entériner la partition du pays
La prise d’El Fasher par les forces soudanaises risque d’entériner la partition du pays

Les combats font rage à El Fasher, au Darfour, où les Forces de soutien rapide (RSF) affrontent les dernières poches de résistance après un siège dévastateur de 18 mois. Selon plusieurs sources locales, la chute totale de la ville ne serait plus qu’une question de temps un tournant qui pourrait sceller la division de facto du Soudan entre l’est, contrôlé par l’armée régulière, et l’ouest, dominé par les paramilitaires.

Cette conquête stratégique offrirait aux RSF un avantage territorial considérable, leur permettant de libérer des troupes et des ressources pour de nouvelles offensives dans d’autres régions du pays, notamment vers le Kordofan et les abords de la capitale, Khartoum.

Les conséquences humanitaires sont déjà dramatiques. Des témoins sur place décrivent des scènes de chaos, avec des milliers de civils piégés sans nourriture ni eau, tandis que plusieurs ONG évoquent des détentions massives et des disparitions forcées dans les zones contrôlées par les RSF.

El Fasher, autrefois refuge pour des centaines de milliers de déplacés du conflit du Darfour, est aujourd’hui une ville en ruines. Si elle tombe entièrement aux mains des paramilitaires, elle pourrait symboliser la fin de l’unité nationale soudanaise, ouvrant la voie à une partition durable entre les factions du général Abdel Fattah al-Burhan et du chef des RSF, Mohamed Hamdan Dagalo, dit « Hemedti ».

Les médiations régionales menées par l’Union africaine et les pays du Golfe n’ont jusqu’ici produit aucun résultat tangible, tandis que les puissances occidentales redoutent une fragmentation totale du pays, déjà au bord de la famine.

Que retenir rapidement ?

Les combats font rage à El Fasher, au Darfour, où les Forces de soutien rapide (RSF) affrontent les dernières poches de résistance après un siège dévastate

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