Inde et Pakistan concluent un cessez-le-feu après des pourparlers menés par les États-Unis
Inde et Pakistan concluent un cessez-le-feu après des pourparlers menés par les États-Unis

L’Inde et le Pakistan ont annoncé samedi avoir conclu un accord de cessez-le-feu, à l’issue de discussions menées par les États-Unis pour mettre fin à une confrontation armée d’une intensité inédite depuis des décennies entre les deux puissances nucléaires. Le conflit avait été déclenché par un massacre survenu le mois dernier contre des touristes en territoire indien, que New Delhi impute au Pakistan.

Le président américain Donald Trump a salué l’accord via son réseau Truth Social, se félicitant d’un cessez-le-feu « complet et immédiat ». Il a félicité les deux pays pour avoir fait preuve de « bon sens et d’intelligence remarquable ». La Maison Blanche a confirmé l’accord par l’intermédiaire de son Conseil de sécurité nationale, sans fournir davantage de détails.

Peu avant cette annonce, le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar, avait indiqué que son pays pourrait envisager une désescalade si l’Inde suspendait ses frappes. Il avait cependant averti que toute nouvelle attaque indienne entraînerait une riposte immédiate. De son côté, l’Inde a reconnu avoir visé des bases aériennes pakistanaises après que plusieurs missiles avaient été tirés depuis le Pakistan vers des cibles militaires et civiles dans le Pendjab indien.

Lors d’une conférence de presse à New Delhi, l’armée indienne a affirmé avoir riposté de manière « appropriée » à des attaques qui auraient visé des infrastructures médicales et éducatives dans le Cachemire sous contrôle indien. L’aviation pakistanaise aurait, selon Islamabad, utilisé des missiles de moyenne portée pour frapper un dépôt de munitions et deux bases aériennes indiennes. Les deux camps ont maintenu un état de préparation élevé, même après l’annonce du cessez-le-feu.

Les tensions ont explosé depuis l’attaque du 22 avril ayant coûté la vie à 26 touristes hindous dans le Cachemire indien. L’Inde accuse le Pakistan de soutenir les auteurs de l’attentat, ce que ce dernier réfute. Les affrontements, marqués par des tirs d’artillerie, des frappes de missiles et des attaques de drones, ont provoqué d’importantes destructions et des pertes civiles dans les zones frontalières des deux pays, notamment au Cachemire.

Alors que les populations de chaque côté de la frontière font face aux conséquences dévastatrices de ces échanges meurtriers, des scènes de liesse ont été observées à Lahore, Peshawar et Karachi après l’annonce de la riposte pakistanaise. Mais dans le Cachemire indien, des explosions ont encore été entendues samedi, laissant craindre une fragilité persistante de la trêve. Des analystes soulignent que cette escalade militaire, bien qu’endigée temporairement, révèle une absence de stratégie claire des deux États et rend toute sortie de crise particulièrement délicate.

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