Israël a frappé dans la nuit plusieurs cibles stratégiques en Iran. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu évoque une “opération réussie”, tandis que Téhéran promet une “riposte puissante”. Un tournant dans l’escalade entre les deux puissances ennemies, dans un contexte de tensions croissantes autour du programme nucléaire iranien.
Une attaque d’envergure sur des cibles nucléaires et militaires
L’armée israélienne a lancé une vaste opération aérienne, mobilisant plus de 200 avions de chasse pour frapper plusieurs sites stratégiques en Iran, notamment à Natanz, centre névralgique du programme nucléaire iranien.
« Ces derniers mois, les renseignements ont montré que le régime iranien s’approchait du point de non-retour vers l’arme nucléaire », a déclaré le porte-parole de Tsahal.
Israël visait spécifiquement des installations nucléaires et des bases des Gardiens de la Révolution.
Le chef d’état-major iranien tué
La télévision d’État iranienne a confirmé la mort du général Mohammad Bagheri, chef d’état-major des forces armées iraniennes, dans les frappes. Deux autres figures clés seraient également mortes : Hossein Salami, commandant en chef du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, et deux scientifiques nucléaires iraniens, dont Fereydoun Abbasi-Davani, selon Iran International.
L’Iran riposte avec plus de 100 drones
Quelques heures après les frappes, l’Iran a lancé une attaque de représailles massive :
« L’Iran a tiré environ 100 drones vers notre territoire», a annoncé ce matin le général israélien Effi Defrin.
Israël a immédiatement déclaré l’état d’urgence, fermé son espace aérien et activé le système de défense “Iron Dome” ainsi que “Arrow 3”, conçu pour intercepter des missiles balistiques.
L’Iran accuse les États-Unis de complicité
Le ministère iranien des Affaires étrangères a tenu les États-Unis pour « responsables des conséquences » de l’attaque israélienne :
« Cette opération n’aurait pas pu être menée sans la coordination et le feu vert de Washington », a-t-il affirmé.
De son côté, la Maison Blanche nie toute implication directe mais affirme « soutenir le droit d’Israël à se défendre. »
Une opération dans un contexte de course à la bombe
Depuis l’échec des négociations nucléaires et le retrait des États-Unis de l’accord de 2015, l’Iran a enrichi de grandes quantités d’uranium. Les services de renseignement israéliens affirment que Téhéran serait à quelques semaines de posséder une bombe.
« C’est une question de survie nationale », a résumé Netanyahu dans une allocution télévisée.