Des Vénézuéliens détenus au Salvador veulent contester leur expulsion devant la justice américaine
Des Vénézuéliens détenus au Salvador veulent contester leur expulsion devant la justice américaine

Un groupe de Vénézuéliens précédemment expulsés des États-Unis vers une prison de haute sécurité au Salvador, avant d’être renvoyés dans leur pays d’origine, a appelé Washington à respecter une récente décision judiciaire leur permettant de contester leur expulsion devant les tribunaux américains.

Ces hommes, incarcérés au centre pénitentiaire de haute sécurité CECOT au Salvador, ont témoigné vendredi lors d’une conférence de presse à Caracas. Ils affirment vouloir engager des recours légaux afin de faire valoir leurs droits, après qu’un juge fédéral américain a estimé que leur expulsion avait violé les garanties de procédure régulière prévues par la loi américaine.

Le juge James Boasberg a ordonné cette semaine à l’administration du président Donald Trump d’organiser en urgence le retour de centaines de Vénézuéliens expulsés vers le Salvador. Selon la décision, ces expulsions ont été menées sans que les personnes concernées puissent contester leur renvoi devant un tribunal, ce qui constitue une violation de leurs droits fondamentaux.

Les autorités américaines accusent ces migrants d’appartenir au gang criminel Tren de Aragua, une affirmation que les intéressés rejettent fermement. Plusieurs d’entre eux ont également dénoncé des mauvais traitements physiques et psychologiques subis durant leur détention au Salvador.

Renvoyés au Venezuela en juillet dans le cadre d’un échange de prisonniers entre Washington et le gouvernement de Nicolás Maduro, ces hommes disent désormais vivre dans la peur et l’incertitude. Certains affirment ne plus oser quitter leur domicile, craignant de nouvelles arrestations ou représailles.

Le gouvernement vénézuélien a indiqué travailler avec des organisations juridiques et de défense des droits humains afin de préparer des actions en justice contre les autorités américaines. L’objectif affiché est d’obtenir une reconnaissance des violations présumées et des réparations pour les personnes concernées.

Cette affaire intervient dans un contexte de politique migratoire américaine particulièrement restrictive, marquée par un recours accru à des expulsions rapides et à des dispositifs juridiques contestés, qui suscitent de vives critiques de la part d’organisations de défense des droits humains.

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