La proposition de l’Ukraine de renoncer à son objectif d’adhésion à l’OTAN ne devrait pas modifier de manière significative le cours des pourparlers de paix avec la Russie, selon des experts américains en sécurité interrogés dimanche.
Lors d’échanges avec des émissaires américains autour d’un éventuel accord mettant fin au conflit, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a indiqué être prêt à abandonner l’option d’une entrée de son pays dans l’alliance militaire occidentale. En contrepartie, Kiev réclame des garanties de sécurité de la part des États-Unis, de pays européens et d’autres partenaires.
Pour Justin Logan, directeur des études de défense et de politique étrangère à l’Institut Cato, cette offre relève avant tout d’un geste politique. « Cela ne change absolument rien. C’est une tentative pour paraître raisonnable », a-t-il estimé.
Selon lui, comme pour Andrew Michta, professeur d’études stratégiques à l’Université de Floride, l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN n’est de toute façon plus une option réaliste depuis longtemps. Michta a qualifié cette perspective de « non-sujet » dans le contexte actuel.
Les deux experts soulignent que la question centrale des négociations reste moins l’OTAN que les garanties de sécurité concrètes que l’Ukraine pourrait obtenir et les concessions que Moscou serait prêt à accepter. Dans ce cadre, le renoncement officiel à l’alliance atlantique ne constituerait pas, à lui seul, un tournant décisif dans les discussions en cours.