La ministre néo-zélandaise des Finances, Nicola Willis, a déclaré samedi que son pays souhaitait consolider ses partenariats économiques régionaux afin de mieux résister aux répercussions de la guerre commerciale qui oppose les États-Unis et la Chine, deux de ses principaux partenaires.
S’exprimant à Washington en marge de réunions économiques internationales, Willis a souligné que la Nouvelle-Zélande entendait diversifier ses échanges et renforcer la coopération avec les pays membres du Partenariat transpacifique global et progressiste (CPTPP). Ce bloc commercial, qui regroupe plusieurs économies d’Asie-Pacifique, constitue selon elle une plateforme essentielle pour « protéger la stabilité économique régionale dans un contexte de tensions croissantes entre grandes puissances ».
La ministre a également mentionné l’intérêt croissant de l’Union européenne pour rejoindre certaines initiatives de libre-échange en Asie-Pacifique, estimant que l’élargissement de ces accords contribuerait à stabiliser les chaînes d’approvisionnement et à encourager des pratiques commerciales équitables.
Par ailleurs, Wellington réaffirme son engagement en matière de climat, cherchant à aligner sa politique économique sur les objectifs de développement durable. Nicola Willis a insisté sur le fait que la transition énergétique et la coopération verte pourraient devenir « un moteur commun de croissance et de résilience » dans la région.
Cette stratégie marque la volonté de la Nouvelle-Zélande de réduire sa dépendance vis-à-vis de la Chine, qui absorbe une part importante de ses exportations agricoles, tout en maintenant un dialogue constructif avec Washington et Pékin pour éviter toute escalade économique.