Vendin-le-Vieil : téléphones saisis et drones repérés malgré la prison « ultra-sécurisée »
Vendin-le-Vieil : téléphones saisis et drones repérés malgré la prison « ultra-sécurisée »

La prison de haute sécurité de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) a officiellement entamé sa mission : neutraliser les narcotrafiquants les plus dangereux du pays. Dix-sept détenus ont été transférés dans ce centre pénitentiaire ultra-sécurisé, conçu pour briser les logiques de réseau qui perduraient jusque derrière les barreaux. Régime strict, mouvements sous escorte, communications surveillées : la République entend reprendre la main sur une population carcérale qui, trop souvent, continuait à diriger ses trafics depuis sa cellule.

Un nouveau régime carcéral strict pour les trafiquants les plus redoutés

Ici, fini les passe-droits. Les détenus sont fouillés après chaque contact avec l’extérieur, les promenades sont limitées à cinq personnes, et chaque déplacement est encadré par trois agents. L’isolement est la règle, les unités de vie familiale supprimées, les parloirs avec hygiaphone imposés. Cette rigueur choque les avocats, qui dénoncent un régime indigne. Mais faut-il s’émouvoir du sort de trafiquants dont les activités détruisent des quartiers entiers et alimentent une économie parallèle mafieuse ? « La peur du narcotrafic comme argument électoral », dénonce l’un d’eux. Et pourquoi pas, si elle permet de redonner à l’État son autorité ?

Car ces profils sont loin d’être de simples délinquants. Certains détenus visés, comme Mohamed Amra, sont des figures du grand banditisme, capables de corrompre, d’organiser des évasions et de maintenir leur emprise à distance. La décision du ministère de la Justice s’inscrit dans une stratégie globale de reprise en main de la sécurité pénitentiaire. L’affaire Rédoine Faïd, plusieurs fois évadé, a rappelé combien les prisons classiques étaient devenues poreuses aux logiques criminelles.

En isolant ces trafiquants dans une structure ultra-surveillée, l’État envoie un message : les caïds ne sont plus intouchables. Le droit des victimes, la sécurité publique et l’autorité de l’État doivent primer sur les états d’âme d’un petit cercle d’avocats médiatiques.

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