Le tribunal judiciaire de Paris a relaxé jeudi Lydia Hadjara, poursuivie pour diffamation par Claude Vorilhon, plus connu sous le nom de Raël. L’ancienne membre du mouvement raëlien avait publiquement dénoncé des violences sexuelles qu’elle affirme avoir subies au sein de l’organisation entre les années 1980 et 2000.
À l’origine de la procédure, la publication d’un ouvrage dans lequel Lydia Hadjara évoquait les abus dont elle se dit victime. Le fondateur du mouvement, installé au Japon, estimait que ces accusations portaient atteinte à son honneur et avait saisi la justice. Les magistrats ont finalement considéré que l’auteure avait agi de bonne foi dans ses déclarations.
Une décision saluée par les soutiens des victimes
À l’issue de l’audience, Lydia Hadjara a accueilli la décision avec émotion, expliquant avoir vécu cette procédure comme une épreuve particulièrement éprouvante. Son avocate a souligné que le jugement reconnaissait la sincérité de sa démarche et la légitimité de sa prise de parole sur les faits dénoncés.
Cette affaire intervient alors qu’une plainte distincte pour violences sexuelles et actes de torture sur mineure a été déposée à Lyon contre Claude Vorilhon et deux autres membres du mouvement. Plusieurs associations de protection de l’enfance avaient dénoncé la procédure en diffamation, estimant qu’elle pouvait dissuader d’autres victimes présumées de témoigner publiquement.
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