Deux enquêtes ont été ouvertes par le parquet de Lyon à la suite de la marche organisée samedi en hommage à Quentin Deranque, décédé après une agression le 12 février. Les investigations portent sur des faits de « provocation publique à la haine ou à la violence » ainsi que sur des « injures racistes et à caractère homophobe » et des gestes assimilés à une apologie de crime contre l’humanité.
Selon les autorités, au moins deux saluts nazis ont été repérés lors de la manifestation, notamment à partir de vidéos diffusées sur les réseaux sociaux. Des propos racistes et homophobes ont également été signalés. La préfecture du Rhône a transmis ces éléments à la justice, conformément à l’article 40 du code de procédure pénale. Les enquêtes ont été confiées à la direction interdépartementale de la police nationale du Rhône.
Une mobilisation de 3 200 personnes dans le centre de Lyon
La marche, qui a rassemblé environ 3 200 personnes selon la préfecture, s’est déroulée dans le centre de Lyon jusqu’au lieu où le jeune homme de 23 ans avait été roué de coups. Des slogans politiques et identitaires ont été entendus, certains participants portant des drapeaux français ou des autocollants à l’effigie du défunt.
Dans un communiqué transmis par leur avocat, les proches de Quentin Deranque ont condamné « la récupération politique » de l’événement ainsi que « les débordements racistes et discriminatoires constatés en marge de cette marche ». Ils précisent ne pas avoir été à l’initiative du rassemblement et affirment que « la mémoire de Quentin n’appartient pas à des groupuscules ».