Le scandale de l’institution Notre-Dame de Bétharram continue de s’étendre. Dix-sept nouvelles plaintes, dont dix pour violences sexuelles et viols, seront déposées ce mercredi 23 juillet au tribunal de Pau par le biais du collectif des victimes, porté par Alain Esquerre. Les faits rapportés concernent des agressions commises entre 1957 et 2004 par des prêtres et surveillants, certains aujourd’hui décédés, d’autres toujours en vie. Avec ces nouveaux signalements, le total des plaintes recensées par le collectif grimpe à 217.
Des scènes de violences d’une extrême brutalité
Les témoignages évoquent des scènes glaçantes : enfants frappés au visage, humiliés, privés de toilettes, piqués à l’eau, et pour certains, violés à répétition. Le nom du père Carricart revient régulièrement, désormais visé par 32 plaintes, dont 27 pour agressions sexuelles et viols. D’autres figures sont également citées, comme le père Segur ou l’ancien surveillant Damien Saget, qui totalise à lui seul 105 plaintes. Au total, 31 adultes sont mis en cause dans cette affaire, dont quinze prêtres, trois surveillants, un professeur de sport et trois anciens élèves.
À ce jour, seules deux plaintes échappent encore à la prescription. Elles ont permis la mise en examen d’un ancien surveillant pour des faits d’agression sexuelle et de viol sur mineur entre 1991 et 2004. Malgré la gravité des faits, l’ombre de la prescription pénale continue de planer sur la majorité des dossiers, suscitant l’indignation des victimes. Le combat judiciaire s’annonce long et difficile, mais déterminé.