Accusé d’agressions sexuelles sur un mineur dans les années 1970, Monseigneur Jean-Michel Di Falco comparaît ce jeudi devant le tribunal civil de Paris. L’audience débute à 14 heures. Le prélat, aujourd’hui âgé de 84 ans, conteste fermement les faits et ne sera pas présent lors de l’audience.
Le plaignant, identifié sous le prénom de Pierre-Jean, était mineur au moment des faits présumés, survenus entre 1972 et 1975, alors qu’il était élève au collège Saint-Thomas-d’Aquin à Paris, établissement dirigé à l’époque par Jean-Michel Di Falco. Après plusieurs classements sans suite au pénal en raison de la prescription, il a choisi de saisir la justice civile afin d’obtenir une reconnaissance judiciaire et une indemnisation.
Une procédure civile rendue possible par la question du préjudice
Le combat judiciaire engagé par Pierre-Jean dure depuis plus de vingt ans. En 2022, la Cour de cassation a estimé que les juridictions civiles devaient se prononcer sur l’évolution du préjudice subi. Une expertise psychiatrique, rendue en juin 2025, a conclu que les conséquences psychologiques du traumatisme s’étaient prolongées jusqu’en 2009, rendant la procédure civile recevable.
Le plaignant réclame plus d’un million d’euros de dommages et intérêts, invoquant notamment les frais de soins, l’impact sur sa vie professionnelle et personnelle, ainsi que le coût de ses démarches judiciaires. La décision du tribunal est attendue dans un délai de six à douze semaines.
De son côté, Jean-Michel Di Falco nie l’ensemble des accusations. Son avocat dénonce une affaire « inventée » et affirme que les faits allégués sont « faux et invraisemblables ». L’ancien évêque auxiliaire de Paris a toujours contesté les faits depuis leur révélation en 2001.
Cette affaire est suivie de près, car elle pourrait constituer une référence importante en matière de prescription civile pour les victimes d’agressions sexuelles anciennes,