Dans une interview accordée au Buzz TV, l’animateur Vincent Lagaf’ est revenu en détail sur les graves ennuis de santé qui l’ont frappé à l’été 2024. L’ancien visage du Bigdil raconte avoir senti, pendant plusieurs semaines, une fatigue anormale malgré un mode de vie qu’il décrit comme rigoureux. « On a beau être le plus sportif possible, je sentais la fatigue venir, je perdais mon souffle », confie-t-il.
Il explique que ce sont les amis de son fils qui lui ont conseillé d’aller consulter : « Les copains de mon fils se sont inquiétés et m’ont dit d’aller faire des examens. Au sortir de ça, je me suis retrouvé avec un quintuple pontage. »
“Ton pronostic vital est engagé”
Vincent Lagaf’ se souvient de l’annonce brutale qui a précédé son hospitalisation. « Quand le toubib me dit : ‘Tu restes là, je t’opère d’un quintuple pontage’, tu lui tapes dans le dos en éclatant de rire. Sauf qu’il me dit : ‘Non, ton pronostic vital est engagé’. »
Ancien pompier, l’animateur mesure immédiatement la gravité de la situation. « Moi qui ai été pompier, quand j’entends cette phrase-là, je sais ce que ça veut dire. J’avais deux artères complètement bouchées alors que je ne bois pas, je ne fume pas, je ne mange pas de sauces, je suis sportif depuis 40 ans… »
Plusieurs études de santé publique, notamment celles publiées par l’Inserm et la Fédération Française de Cardiologie, rappellent que le cholestérol et les maladies coronariennes peuvent survenir même chez des personnes actives, non fumeuses et sans surpoids, le stress chronique étant identifié comme un facteur aggravant. Lagaf’ l’évoque lui-même : « Le cholestérol peut être alimentaire mais aussi issu du stress. Comme je l’ai expliqué, 40 ans de show-business dont 20 à TF1, tu le paies. »
Une opération lourde et un cœur arrêté pendant plus de six heures
L’intervention qu’il subit est particulièrement invasive. « L’opération était à cœur ouvert, mon cœur a été arrêté pendant six heures et demie, on l’a retourné puis on a mis le booster, et c’est reparti », détaille-t-il. Selon la Société Française de Chirurgie Thoracique et Cardiovasculaire, un pontage coronarien multiple fait partie des opérations les plus complexes, souvent réservées aux situations où plusieurs artères essentielles sont obstruées.
La peur avant d’entrer au bloc opératoire
Aujourd’hui grand-père depuis quelques mois, Vincent Lagaf’ reconnaît avoir traversé une période de grande angoisse. « J’ai eu très peur la veille de l’opération. Je me suis dit qu’il ne fallait pas que ça s’arrête là, ce serait trop con. Je vais avoir un petit-fils dans quelques jours et je suis grand-père depuis deux mois et demi. Donc j’ai eu très peur. »
Avec son humour habituel, il raconte aussi un échange inattendu avec une soignante : « En plus, il y a eu une infirmière maladroite mais gentille comme tout qui me dit : ‘Ça n’a pas l’air d’aller monsieur Lagaf’ ?’ Alors je lui réponds que j’angoisse un peu et je lui demande si ça se passe bien généralement. Elle me dit : ‘Ça se passe toujours très bien, ne vous inquiétez pas ! Et puis il faut bien mourir de quelque chose’. »
Une prise de parole rare et un rappel sur les maladies cardiovasculaires
Le témoignage de l’animateur, désormais en convalescence, s’inscrit dans un contexte où les maladies cardiovasculaires restent la deuxième cause de mortalité en France, selon Santé publique France. Ses confidences rappellent l’importance du dépistage, même chez les personnes actives et sportives.