Invitée sur le plateau de C à vous ce jeudi 6 février, Amel Bent a livré un discours poignant sur la charge mentale qui pèse sur les femmes. Venue interpréter son nouveau single Décharge mentale, extrait de son futur album célébrant ses 20 ans de carrière, la chanteuse a profité de son passage pour dénoncer les injonctions constantes auxquelles les femmes sont soumises.
« Les femmes, en société, ont plus de mal à vieillir, à concilier leur vie de famille, de mère, d’épouse. On nous sollicite partout, tout le temps, sans rien nous excuser », a-t-elle déploré. Elle a dénoncé les attentes irréalistes imposées aux femmes, qui doivent « rester jeunes, être de bonnes mères, de bonnes épouses, excellentes au travail », tout en étant jugées à la moindre erreur.
« On n’est pas des surhumaines », a insisté l’artiste. Elle a pointé du doigt la culpabilité qui accompagne la charge mentale, où les femmes se sentent en faute, qu’elles privilégient leur carrière ou leur famille. « Si je vais chercher mes enfants à l’école, est-ce que je ne mérite pas ma place dans mon entreprise ? Et si je ne peux pas les chercher, suis-je une mère indigne ? », a-t-elle illustré.
Un message qui a trouvé un écho sur le plateau, notamment auprès d’Élise Lucet, qui a souligné que « les métiers d’apparence sont plus cruels pour les femmes ». Pour Amel Bent, il est essentiel que les femmes puissent dire stop et reconnaître qu’elles ont aussi besoin de temps pour elles. « On peut être fortes, mais on a le droit d’être fragiles », a-t-elle conclu.