Selon un rapport publié mardi par l’UNICEF, l’obésité est désormais plus répandue que l’insuffisance pondérale chez les enfants et adolescents en âge scolaire, une bascule historique que l’agence des Nations unies attribue à la généralisation de régimes alimentaires de plus en plus malsains.
L’étude, basée sur des données recueillies dans de nombreux pays entre 2000 et 2022 et analysées par des chercheurs, confirme une tendance déjà anticipée en 2017. En extrapolant les courbes observées depuis 2010, l’UNICEF estime qu’environ un enfant sur dix, soit près de 188 millions de jeunes âgés de 5 à 19 ans, est aujourd’hui atteint d’obésité selon les critères de l’Organisation mondiale de la santé.
Ces chiffres traduisent une progression spectaculaire : le taux d’obésité a plus que triplé en deux décennies, passant de 3 % en 2000 à 9,4 % en 2022. Dans le même temps, la proportion d’enfants et adolescents en insuffisance pondérale a diminué, passant de 13 % à 9,2 %. L’UNICEF souligne toutefois que ce problème reste encore largement répandu.
L’agence met en garde contre les conséquences à long terme de l’obésité infantile, qui accroît les risques de diabète, de maladies cardiovasculaires et d’autres troubles de santé chroniques dès le plus jeune âge. Elle appelle les gouvernements à agir contre les environnements alimentaires délétères et à promouvoir des politiques de nutrition plus saines pour protéger les générations futures.