Ninho lance “M.I.L.S IV” avec une expo immersive au Grand Palais
Ninho lance “M.I.L.S IV” avec une expo immersive au Grand Palais

Pour marquer la sortie de M.I.L.S IV ce vendredi 9 janvier, Ninho a choisi une stratégie de lancement qui dépasse la simple mise en ligne d’un projet. Le rappeur accompagne ce nouvel opus par une exposition sonore et visuelle à Paris, pensée comme une plongée dans l’univers “M.I.L.S”, la saga qui a jalonné son ascension depuis dix ans, selon l’AFP.

Un nouvel opus et une expérience interactive sur quatre jours

L’exposition, baptisée “M.I.L.S XPERIENCE”, se tient au Grand Palais Immersif et se déroule du jeudi 7 au dimanche 11 janvier 2026, d’après l’AFP. Elle accompagne la sortie du quatrième volet de la série “Maintenant ils le savent”, initiée en 2016 avec une première mixtape, format que l’artiste avait alors privilégié pour sa liberté. Après des éditions en 2018 puis 2020, ce nouveau chapitre arrive avec 16 titres et des collaborations annoncées, notamment avec Freeze Corleone et Tiakola, toujours selon l’AFP.

Dans l’exposition, les visiteurs traversent “MILS City”, une ville imaginaire construite autour de l’esthétique et des symboles du rappeur. Le parcours multiplie les dispositifs d’interaction : une table de mixage, des jeux d’ombres qui font apparaître des paroles, ou encore des faux écrans de téléphone permettant d’accéder à des archives, indique l’AFP. Au cœur du dispositif, une vidéo projetée montre aussi Ninho exposant ce qu’il veut représenter : au-delà d’un territoire, “toute une génération”, “une identité” et une “success story”.

Une trajectoire XXL et une indépendance revendiquée

Cette mise en scène arrive alors que Ninho reste l’un des poids lourds du rap français : l’artiste revendique 2,5 millions d’albums vendus en France. Discret sur sa vie privée, il évoque une autre “mission” personnelle : “élever des enfants”, tandis qu’il a rempli deux soirs d’affilée le Stade de France en mai 2025.

Musicalement, son identité s’est construite autour de refrains efficaces, d’un flow affirmé et de textes frontaux sur la rue, le trafic, la violence et la revanche, avec des albums comme Destin (2019), Jefe (2021) ou GOAT, en commun avec Niska en 2024, rappelle l’AFP. Le rappeur insiste aussi sur l’idée que la stabilité financière est une condition de liberté artistique : pouvoir créer en étant “sécure” permet de s’affranchir des contraintes, explique-t-il dans le dispositif relayé par l’AFP, qui rappelle également qu’il dirige désormais son propre label et une chaîne de restauration rapide.

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